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Mor Glaz, sentinelle de la mer



Pour Jean-Paul Hellequin, les organisations maritimes doivent être plus sévères avec les pollueurs. © MEG_BD
Pour Jean-Paul Hellequin, les organisations maritimes doivent être plus sévères avec les pollueurs. © MEG_BD
A l'heure où les marées vertes refont parler d'elle par voie d'affichage, une autre forme de pollution maritime menace toujours les côtes. Celle provoquée par les bateaux et le transport maritime. Navires-épaves, dégazage sauvage, armateurs peu scrupuleux, déconstruction ou océanisation des vieux bateaux, les problèmes sont nombreux et les solutions manquent bien souvent.

Des associations restent cependant vigilantes face aux dérives et proposent des alternatives. C'est le cas de l'association Mor Glaz, présidée par le brestois Jean-Paul Hellequin.



Défendre la mer, sa faune, sa flore et les marins. Tels sont les objectifs de l'association Mor Glaz, créée il y a 10 ans. Ses 180 membres sont de tous les combats pour protéger l'océan des dérives du transport maritime. « Il faut savoir qu'un navire par jour coule dans les océans, et qu'un tiers de la flotte mondiale devrait être détruite ! », envisage sans ambage Jean-Paul Hellequin, le tempétueux président de Mor Glaz. La situation ne semble donc guère brillante pour le transport maritime. Et les problèmes sont nombreux. Car la pollution des mers revêt plusieurs réalités. Celle des navires-poubelles, des dégazages sauvages et des bateaux en fin de vie en sont des sources majeures.
Que faire du Clémenceau ou de la Jeanne d'Arc comme s’interrogent les pouvoirs publics et les élus brestois ? Pour Jean-Paul Hellequin, il ne faut pas les « océaniser » c'est-à-dire les couler au fond des océans pour les faire disparaître. Lui penche plutôt pour une déconstruction de ces navires en fin de vie.

Pour cela, il faudrait selon lui « une véritable volonté politique pour arriver à leur déconstruction dans le port de Brest ». Une opération dans le port de Brest souhaitée également par François Cuillandre juste avant que le Clémenceau n'effectue son dernier voyage vers l'Angleterre. Le maire de la ville avait alors envoyé une lettre aux associations locales en précisant qu'il avait « toujours pensé qu’il appartient aux propriétaires de déchets de les traiter jusqu’au bout. Je trouve par conséquent anormal que l’Etat n’ait pas trouvé les voies et les moyens pour traiter lui-même son déchet sur le territoire national, et pourquoi pas à Brest ! », avait-il ajouté.

Les conventions de Bâle et de Hong Kong visent en effet à réduire les mouvements transfrontaliers de déchets dangereureux, notamment vers les pays en voie de développement. Ces réglementations internationales sont signées par une soixantaine d'états, preuve qu'un cadre international commence tout de même à se mettre en place.

Plus de contrôle des navires

Alors, quelles pourrait-être les solutions pour un transport maritime plus respectueux de l'environnement ? « Il faudrait que les organisations maritimes soient un peu plus sévères dans la chasse aux pollueurs », martèle Jean-Paul Hellequin. Qui n'hésite pas à proposer davantage de contrôleurs dans les ports, une traçabilité des navires renforcée et des sentences immédiates en cas de délit.

Autre nécessité selon lui : créer dans les ports de l'Union Européenne des espaces spécifiques pour que les armateurs puissent y laisser leurs déchets et développer des stations portuaires de dégazage et de déballage. « Il y a des armateurs qui ne sont pas sérieux, qui ne méritent pas de travailler ! », assène le président de Mor Glaz, qui souhaiterait que toute la filière du transport maritime travaille dans un souci de moindre impact environnemental.
Concernant l'avenir, Jean-Paul Hellequin se veut optimiste, car « un militant doit toujours garder espoir ». Néanmoins, lui et les autres sentinelles de Mor Glaz s'inquiètent aujourd'hui du statut social des marins. Certains sont littéralement abandonnés dans les ports, comme ce fut le cas à Brest avec le marin camerounais Claude Foko, chef mécanicien du navire Ebba Victor, qui n'avait plus de pavillon. L'association l'a aidé durant ses 16 mois de présence sur le bateau au port de Brest jusqu'au retour dans son pays. Autres sources d'inquiétudes pour Mor Glaz : l'arrivée en force de la flotte chinoise, « qu'il faudra bien encadrer » selon Jean-Paul Hellequin.
Ainsi que les pollutions marines invisibles. « Des bateaux perdent des conteneurs, on ne sait pas toujours exactement ce qu'il y a dedans, et les dégâts que cela peut causer par grandes profondeurs. Ce sont de véritables bombes à retardement ! » s'alarme-t-il. Visiblement l'association Mor Glaz et son président ne décrocheront pas de sitôt de leur rôle de lanceur d'alerte, dans un monde marin où, malgré la crise, le transport maritime continue de progresser, et les dérives avec....

Un article réalisé par Marie-Emmanuelle Grignon pour notre partenaire Bretagne Durable, www.bretagne-durable.info

Plus d'infos.
www.morglaz.org
www.bretagne-durable.info/ecomag/dossier/intraitables-dechets


Mardi 5 Avril 2011




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