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Obsolescence programmée. Les grandes entreprises sont-elles intouchables ?



Déchets électroniques © U.S. Army Environmental Command
Déchets électroniques © U.S. Army Environmental Command
Le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé à l’Assemblée a annoncé, fin avril, sa proposition de loi pour lutter contre l’obsolescence programmée, un terme déclaré pour la première fois aux Etats-Unis dans les années 1930.
Considérée comme LA solution pour redynamiser une économie en panne, elle a finit par être une stratégie de consommation illimitée, incompatible avec des ressources limitées. Entretien avec Boris Veillard, co-gérant de Breizh Réparation Téléphone.


«L’obsolescence programmée regroupe l’ensemble des techniques visant à réduire délibérément la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en augmenter le taux de remplacement», a expliqué mardi dernier le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé à l’Assemblée. Si la proposition de loi contre l’obsolescence programmée est votée, les fournisseurs devront mettre à disposition des consommateurs pendant dix ans, les pièces nécessaires à la réparation du bien acheté. D’autre part le délai de garantie des produits sera allongé de 6 mois à 2 ans, afin d’inciter les industriels à concevoir des produits durables. Enfin, devront être établis un système de bonus/malus sur l’éco-contribution pour valoriser la durée de vie des produits, un rapport sur les perspectives de «l’économie de fonctionnalité en France», c’est-à-dire sur l’usage du bien, ainsi qu’une meilleure information du consommateur, avec notamment des notices de réparation.
 
Cette reforme sera-t-elle suffisante ?
 
« Oui et non, car des sociétés comme Apple proposent une garantie d'un an uniquement, alors qu'en Europe la durée légale est de 2 ans. Cette société ne respecte déjà pas la loi », déplore Boris Veillard, co-gérant de Breizh Réparation Téléphones. Selon lui, Il faut prévoir des mesures plus répressives pour soumettre les grands groupes aux lois françaises.
Si les multinationales semblent peu touchées par la lutte contre l’obsolescence programmée, les consommateurs eux, se donnent la peine de réparer leur mobile en cas de panne, si le coût de celui-ci est élevé. Autre chose : « depuis l'arrivée des nouveaux opérateurs, et des mobiles hautes gammes, beaucoup se tournent vers de l'achat d'occasion » indique Boris Veillard.
 
Si les jeunes désirent plus souvent le smartphone dernier cri (téléphone mobile qui permet une connexion à Internet NDLR), ils sont aussi les meilleurs clients au niveau des réparations. Le problème, c’est que le mobile ayant été acheté à bon prix chez un opérateur avec les points, le tarif de réparation dépasse souvent celui de l'achat. Le principe même de l’obsolescence programmée…
 
Créé pour tomber en panne, où est l’éthique ?
 
Pendant la crise, il faut aussi faire face à une idée reçue selon laquelle acheter et consommer permet de relancer l’économie. L’obsolescence programmée est l’effet pervers de la société de consommation qui n’entraîne pas nécessairement une hausse de l’économie sinon une surconsommation et un surplus de déchets.
Des éléments qui mettent à mal une économie. « Aujourd’hui en France, 1 personne sur 3 casse un écran sur un mobile. En moyenne, les consommateurs changent de portable tous les 2 ans » regrette Boris Veillard avant d’ajouter : « Avec les  mobiles nouvelle technologie comme Apple et les versions sous système Android (un système d’exploitation en open source pour terminaux mobiles notamment NDLR), au bout de 3 ou 4 ans le consommateur sera "obligé" de changer son mobile car celui ci sera dépassé au niveau de sa mise à jour » .
 
Quant aux premières versions des iPhone 3G ou des terminaux Androïd,  elles sont déjà obsolètes : toutes les applications se retrouvent ainsi inutilisables lorsqu'elles sont doivent opérer la dernière mise à jour. Et les chargeurs ? « Tous les constructeurs sont obligés d'utiliser le même connecteur de charge. En principe, tous les mobiles peuvent se recharger avec un transformateur ou chargeur de voiture récent de toutes marques, sauf… Apple... qui s'obstine encore à ne pas faire comme les autres ! » conclut Boris Veillard.
 
ndlr: l'Ipod d'Apple a déjà été poursuivi en justice pour les batteries obsolètes de son Ipod. L'entreprise avait été contrainte de rembourser les consommateurs, et de payer une amende. 
 
 
Plus d'infos: 

Un article réalisé par Estelle Caudal pour notre partenaire Bretagne Durable, www.bretagne-durable.info

Mercredi 15 Mai 2013





1.Posté par Mediaplanete.com le 06/03/2014 14:41
L'obsolescence programmée est un véritable scandale dont personne ne se soucie vraiment car cela garde l'illusion de la croissance infinie, seulement cela à des conséquences grave sur l'environnement et nous finirons par le payer cher.

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