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L'innovation numérique peut-elle réduire la note écologique ?



L'innovation numérique peut-elle réduire la note écologique ?
La troisième édition du concours de la croissance numérique verte  est lancée ! Ce concours récompense cinq catégories de prix : les grandes entreprises, les start-up et PME, les entreprises du secteur numérique et l’enseignement supérieur.
L’occasion pour notre partenaire Bretagne Durable de se pencher sur l’impact énergétique et écologique des appareils numériques. Un impact qui pourrait, selon les chercheurs de Sup Télécom Brest, être limité grâce à l’innovation.


Une addition salée pour la planète

Les nouvelles technologies émettront 4 % de gaz à effet de notre planète d’ici 2020 ! A en croire un récent rapport de l’ADEME, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), téléphones portables, ordinateurs et autres, contribuent au changement climatique. Un chiffre qui n'était "que de 2 %" en 2005 ! 
La raison de cette hausse considérable ? Les consommateurs adeptes d'appareils numériques en tous genres sont de plus en plus nombreux.
A titre d’exemple, près de 64 millions de téléphones mobiles sont actuellement comptabilisés en France. Cela sans compter que la production et l’utilisation d’un simple téléphone mobile mobilisent autant d’énergie qu’un avion de ligne sur 57 km ! "Et sa fabrication participe indirectement à l’épuisement des ressources naturelles, généré par l’extraction notamment de 7,2 kg de cuivre", estime l'ADEME
Téléphones mobiles, mais aussi tablettes numériques et autres ordinateurs portables se vendent comme des petits pain s Selon le cabinet OVUM, le marché des smartphones devrait doubler dans les cinq prochaines années et atteindre les 653 millions d’unités à travers le monde. Soit une croissance annuelle de 14,5 % ! Conséquence indirecte : ces outils entrainent des besoins croissants en infrastructure de réseaux. Et une accumulation de déchets électroniques…

Des consommateurs de plus en plus nombreux

Le bilan écologique de l’utilisation de tous ces appareils n’est pas plus réjouissant que celui de notre utilisation d’Internet. Toujours selon l’ADEME, "247 milliards de courriers électroniques ont été envoyés dans le monde en 2009. Ce chiffre devrait atteindre les 507 milliards en 2013". Les envois de courriels provoquent des émissions de gaz à effet de serre sans commune mesure. Sur une base de 220 jours d’envois de courriels par an, 13,6 tonnes de CO2 sont rejetées dans l’atmosphère. 

Ceci est sans compter les émissions de gaz à effet de serre produites par les Data Center (les centres de données informatiques ndlr). Une solution ? Réduire de 10 % l’envoi de courriels au sein d’une entreprise de 100 personnes, permet d’éviter l’émission de près d’une tonne de gaz à effet de serre. Soit l’équivalent d’un aller-retour Paris/New York en avion… Autres exemples  ? 
Selon Gwendal Simon, chercheur à Telecom France  "deux requêtes sur Google généreraient autant de carbone (14 grammes) que de faire bouillir de l'eau pour une tasse de thé dans une bouilloire électrique…" Des clics qui coûtent chers pour notre planète…

Lueur d’espoir, la règlementation se durcit... Depuis le 13 août 2005, les outils numériques sont gérés sous la directive de maîtrise européenne des déchets EUP. Cela implique que les industries numériques collectent et recyclent les déchets, permettent leur réutilisation et développent l’éco-conception. Attention, ces solutions ne résolvent pas tout !

Des solutions pour réduire la note écologique ?
 

Les professionnels des Technologies de l’information et de la communication (TIC), estiment que "le numérique peut contribuer au développement durable". Comment ? Grâce au smart grid, un concept de réseaux de distribution d’électricité "intelligent". Son principe ? Rendre les technologies autonomes. "Par exemple, des machines à laver reliées en réseau se mettent en marche aux heures creuses. Cela évite les "embouteillages énergétiques", et fluidifie le transfert de l’énergie électrique", explique Danny Beauvais, étudiant à Telecom France et membre d’un club de sensibilisation des étudiants aux enjeux du développement durable.

Il n’y aurait pas que le smart grid qui essaie tant bien que mal de limiter l’impact écologique des gadgets. Regardons du côté des Data Center. Leur consommation d’énergie est très importante. Ceci dit, "cette dernière est optimisée à plus de 80%" explique Gwendal Simon. En substance, estime-t-il, "ce ne sont pas les technologies qui sont énergivores, mais l'utilisation que nous en faisons".
Reste que l'engouement pour ces appareils numériques est quasi unanime à travers le monde. Une prise de conscience collective sur la nécessité de modérer cette consommation peut toujours changer la donne ! 

Un article réalisé par Estelle Caudal pour notre partenaire Bretagne Durable, www.bretagne-durable.info


Vendredi 28 Octobre 2011




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